La Réflexothérapie auriculaire


​En Chine, dans l’antiquité, les chinois ne connaissaient que quelques points de l’oreille. Ils s’intéresseront à cette technique de stimulation après la découverte de l’auriculothérapie par un médecin français lyonnais, le Dr Paul NOGIER en 1951. Aujourd’hui, il existe une cartographie complète comptant plus de 120 points d’acupuncture sur l’oreille, associés à différentes parties du corps.

Le Vietnam ne s’intéressera à l’auriculothérapie qu’après les travaux du Dr Nogier. En 1980, le Pr Bui Quoc Chau, acupuncteur, crée une cartographie de l’oreille et l’intègrera à sa méthode de stimulation, le Dien Cham Lieu Quen Lieu Phap.



​En Europe, on trouve des pratiques pouvant s’apparenter à de la stimulation auriculaire dès le IXème siècle.

Avicenne (IXème s) recommandait l’incision des veines rétro-auriculaires dans les « maladies de la tête ».

Albucassis (936-1013), chirurgien arabe d’Espagne, recommandait la cautérisation de l’oreille en différents endroits dans l’otalgie survenue à la suite de l’exposition au froid.

Au XVIème siècle, les médecins espagnols connaissaient et pratiquaient la cautérisation auriculaire pour soigner les sciatiques.

En 1637, le médecin portugais Zacutus Lusitanus avait remarqué l’effet bénéfique dans la névralgie sciatique de la cautérisation de la peau sur la partie arrière des oreilles par un sarment de vigne enflammé, pratique de soins fort en usage chez les persans.

En Italie, en 1717, Antonio Maria Valsalva (médecin qui baptisa la trompe d’Eustache et à qui l’on doit la manœuvre de Valsalva en plongée) signalait que certains praticiens  soulageaient les odontalgies en cautérisant la partie postérieure de l’antitragus, jusqu’au cartilage.

En 1740, dans les Flandres, la cautérisation de l’antitragus était mentionnée pour traiter les maux de dents de façon très rapide. Il s’agissait d’une pratique traditionnelle effectuée par les maréchaux-ferrants.

En 1810, Ignaz Colla, médecin de Parme, a rapporté qu’un homme avait ressenti une incapacité transitoire de marcher à la suite d’une piqure d’abeille au niveau de l’anthélix.

En 1850, Le Dr Lucciana de Bastia, rapporte, dans « le Journal de Médecine, de Chirurgie et de Pharmacologie », des cas de patients traités en Corse par des maréchaux-ferrants qui cautérisaient au fer rouge la racine de l’hélix à son entrée dans la conque, pour le traitement radical de la sciatique.

En France, Joseph François Malgaigne (1806-1863), chirurgien anatomiste à l’hôpital St Louis à Paris, reprend ces techniques de cautérisation au fer rouge dans la sciatique et obtient de bons résultats : guérison complète et instantanée dans un tiers des cas, rechute dans un tiers des cas et inefficacité dans un tiers des cas.

En 1852, Giambattista Borelli, chirurgien à Turin, propose trois lieux de cautérisation sur l’hélix (racine, branche montante et sommet) dans la névralgie sciatique. Il estime aussi que la cautérisation auriculaire est indiquée dans les douleurs de même type (odontalgie, névralgie faciale, cervico-brachiale, crurale, ilio-sciatale).

L’auriculothérapie contemporaine ne va réellement se développer qu’un siècle plus tard, en France. En 1951, Le médecin Paul Nogier, reçoit en consultation un patient lui racontant avoir été guéri d’une douleur sciatique par une cautérisation à l’oreille pratiquée par une guérisseuse à Marseille. Il décide alors d’étudier le pavillon de l’oreille pour comprendre comment cette guérison étrange a pu se produire. Il découvre la correspondance de l’anthélix avec la colonne vertébrale et met en évidence la clé de voute d’un tout nouveau système dont tout restait à prouvait.

Il révèle que l’oreille est un écran sur lequel se projette toutes les zones du corps. L’auriculothérapie se base sur le fait que la forme de l’oreille évoque un fœtus inversé, le lobe de l’oreille représentant la tête et l’anthélix étant la colonne. La cartographie des points d’acupuncture de l’oreille, publiée en 1957 par Paul Nogier, recense 42 points. Elle sera enrichie de plus de 150 points avec l’aide de chercheurs chinois dans les années 70.

Par la suite, différents travaux ont été entrepris pour tenter de comprendre les bases neurophysiologiques et les mécanismes d’action de l’auriculothérapie, notamment par J.E.H Niboyet, Sénélar, Auziech, Terral, Réné Bourdiol, Jean Bossy, David Alimi.

L’auriculothérapie a été reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé en 1983 à Séoul
En 1990, L’OMS a réuni un groupe à Lyon un groupe de travail pour établir une standardisation de la nomenclature des points de l’oreille. 43 points ont été standardisés sous la présidence de Raphael Nogier.
A ce jour, la discipline n’est pas reconnu par l’ordre des médecins mais est pratiquée dans un certains nombres de consultations hospitalières.

La méthode de réflexothérapie auriculaire de Sonia Fischmann est issue des courants occidentaux (Nogier) et orientaux (Bui Quoc Chau, MTC). Le but est de maitriser les techniques de stimulation réflexes pour remplacer les aiguilles redoutées par les patients et interdites au non médecin.


  


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